changement

changement
le blog a été transféré ici je ne continuerais pas sur cette adresse
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 06 février 2006 03:38

Modifié le vendredi 13 juin 2008 17:18

vendredi 13

vendredi 13
VENDREDI 13 - CHAPITRE 6: JASON LE MORT-VIVANT
(Friday the 13th part VI : Jason Lives) 1986
Tom McLoughlin
Scenario: Tom McLoughlin
Genre: slasher
Durée: 86 min.
Interprètes:
Thom Mathews, Jennifer Cooke, David Kagen, Kerry Noonan, Renée Jones, Tom Fridley, C.J. Graham, Darcy DeMoss...


Critique

Pour Tommy Jarvies, Jason Voorhees ne fait toujours pas partie du passé. Pour s'assurer que ce monstre est bel et bien mort, il se rend dans le cimetière où est enterrée sa dépouille pour exhumer le corps. Avec l'aide d'un ami, il ouvre la tombe et découvre le corps inerte et rongé par les verts de Jason. Tommy voue toujours une haine profonde au gros et décide de lui planter une barre de métal en pleine poitrine (apparement, Tommy n'a pas remarqué qu'il y avait de l'orage, il ne doit non plus avoir vu Frankenstein). Donc, un éclair tombe sur la barre et le choc électrique entraîne le réveil de Jason. Tommy parvient à s'enfuir mais veut à tous prix prévenir la police du coin. Pris pour un fou, il est enfermé tandis que le "gros" se remet au boulot...

Jason le mort-vivant est un épisode très apprécié des fans de la saga. Qu'apporte t-il de nouveau par rapport aux précédents opus ? D'un point de vue purement "scénaristique", il faut bien le dire, il n'apporte rien de neuf au genre. Mais bon, depuis les premiers films, on a pris l'habitude de faire un peu abstraction du scénario prétexte à nous dévoiler un nouveau massacre perpétré en bonne et due forme par le gros Jason. Si l'on est donc un familier du "gros", on guette plus ses apparitions et ses meurtres qu'autre chose...

Second film pour Tom McLoughlin après le sympathique Mausoleum (One Dark Night, 1983), Jason le mort-vivant est déjà le sixième film d'une série entamé en 1980 par Sean S. Cunningham (producteur de la série des House) suite au succès du Halloween : La nuit des masques de John Carpenter. Rien de particulier à signaler du côté de la mise en scène qui reprend, à peu de choses près, le travail déjà effectué sur le précédent volet.

Evoquons, une fois n'est pas coutûme dans un Vendredi 13, les effets spéciaux. McLoughlin ne s'est pas entouré de débutants et, bien que le film ne soit pas particulièrement gore au sens "propre" du terme, signalons que Gabriel Bartalos a travaillé sur les effets du film. Il fut également présent sur Elmer, le remue-méninges (1988), Frankenhooker (1990), Leprechaun (1993) et The Creeps (1997) notamment.

Enfin, côté casting, on retrouve un parfait inconnu derrière le masque de Jason, un certain C.J. Graham (aux dernières nouvelles en 2004, il travaillerait dans un casino Las Vegas, comme quoi jouer Jason ça mène à tout!). Tommy Jarvis est interprété par Thom Matthews, qu'on a pu voir dans le rôle de Freddy dans Le Retour des Morts-Vivants (1985). Le reste du casting ne mérite pas vraiment que l'on s'y attarde (comme pour la plupart des Vendredi 13).

Bref, un sixième volet plutôt sympathique, qui nous permet de retrouver un Jason en grande forme, toujours spécialiste dans le démastiquage en règle d'ados crétins à souhait. En plus, le film n'est pas exempt de séquences humoristiques comme lors de la partie de chasse interrompue par le gros. Sans doute l'un des meilleurs volets de la série.

Et pour la petite info, le morceau qui ouvre le générique de fin, "The Man Behind the Mask", est signé par Alice Cooper en personne!

# Posté le mercredi 06 juillet 2005 08:45

vendredi 13

vendredi 13
VENDREDI 13 - CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE TERREUR
(Friday the 13th part 5 : A New Beginning) 1985
Danny Steinmann
Scenario: Martin Kitrosser
Genre: slasher
Durée: 92 min.
Interprètes:
John Shepherd, Marco St. John, Melanie Kinnaman, Richard Young, Vernon Washington, Shavar Ross, Tiffany Helm...


Critique

Après sa rencontre avec Jason Voorhees, le jeune Tommy Jarvies est encore sous le choc. Il est envoyé dans un centre d'éducation pour cas sociaux. Mais il est toujours hanté par Jason, à tel point qu'il lui arrive d'en avoir des visions. Après le meurtre sauvage d'un jeune pensionnaire du centre par l'un de ses camarades, une étrange vague d'assassinats se déclare. Jason est-il bel est bien mort ?

Mon Dieu, voilà un sacré cliffhanger ou je ne m'y connais pas ! Pour les fans hardcore de la série, cette Nouvelle Terreur ne fait pas vraiment partie de la saga. Une fois n'est pas coutûme, je vais faire dans le spoiler en vous apprenant que, derrière le masque de hockey que vous connaissez tous, ne se cache pas le gros Jason. Est-ce que cela change la donne ? Oui et non. Globalement, on y perd pas au change étant donné que le film ne trahit pas le mythe (contrairement au futur Jason va en enfer). En effet, on retrouve une communauté composée de jeunes prise pour cible par un désaxé affublé d'un masque de hockey. Bon, ok, ce n'est pas le "vrai" Jason mais le résultat est le même : des meurtres à la pelle (19 !) amorcés par quelques brefs moments de suspense qui ne traînent pas trop en longueur.

"Mais si ce n'est pas Jason derrière le masque, alors qui est-ce ?", me demanderez-vous. Très simple, nous sommes en présence d'un whodunit tout ce qu'il y a de plus classique : le meurtrier se cache parmi l'entourage des principaux protagonistes de l'histoire. Cependant, le côté "recherche-de-l'identité-du-tueur" n'est pas vraiment mis en avant (d'ailleurs, cette énigme n'est pas simple à résoudre à la première vision). Comme dans tout bon whodunit qui se respecte, le meurtrier ne tue pas à l'aveuglette, il a un mobile (je ne le dévoilerais pas ici mais il est loin d'être original). La "révélation finale" concernant l'identité du tueur arrive assez tardivement dans le film mais, de toute façon, elle n'apporte pas grande chose à l'intrigue. En effet, à aucun moment dans le film, personne ne s'intéresse à la véritable identité du tueur, ils sont tous persuadés que c'est Jason qui est derrière tout ces meurtres (le spectateur aussi d'ailleurs).

Mais le copycat n'a rien a envier à Jason : il assure même plutôt bien et trucide ceux qui ont le malheur de se trouver sur son chemin avec tout un tas d'ustensiles en tout genre (de la machette à la hache, en passant par la fusée éclairante, la lance, la cisaille, la lanière en cuir...). Les meurtres s'enchaînent mais finissent par lasser le spectateur qui a la désagréable impression d'avoir déjà vu ça mille fois...

Réalisé par Danny Steinmann (dont c'est le dernier film, ça remonte quand même à 1985!), Une Nouvelle Terreur n'apporte finalement rien de nouveau, ni au genre, ni à la série. La mise en scène est assez "classique" pour un slasher, les acteurs sont pas trop mauvais, c'est pas spécialement gore, et les dialogues pas franchement intéressants...

Pour la petite anecdote, le rôle de Tommy devait incomber à Corey Feldman (le Tommy Jarvies du Chapitre Final) mais ce dernier était déjà en plein tournage des Goonies. Il n'a donc fait qu'un petit caméo dans le film (le gamin à lunettes avec un k-way jaune au début du film, c'est lui).

# Posté le mercredi 06 juillet 2005 08:42

vendredi 13

vendredi 13
VENDREDI 13 - CHAPITRE 4 FINAL
(Friday the 13th - The Final Chapter) 1984
Joseph Zito
Scenario: Barney Cohen
Genre: slasher
Durée: 90 min.
Interprètes:
Kimberly Beck, Erich Anderson, Corey Feldman, Barbara Howard, Peter Barton, Lawrence Monoson, Joan Freeman, Crispin Glover...


Critique

Un bon coup de hache en pleine poire semblait avoir eu raison du gros Jason Voorhees dans Meurtres en 3-D. En effet, la police découvre son corps inerte dans la grange où il avait bien faillit tuer encore une pauvre demoiselle. Une ambulance arrive et son corps est embarqué à la morgue. Dans celle-ci, un infirmier peu consciencieux essaye de séduire une jeune infirmière. Il croit parvenir à ses fins lorsque - bouh! - la main de Jason se pose sur l'épaule de la jeune femme. Elle prend ses jambes à son coup, laissant le pauvre gars devant une émission qui diffuse des séances d'aérobic. Il met Jason au frais mais - ah, le crétin - il laisse la porte ouverte. Bien sûr, Jason n'est pas mort et va se remettre au boulot. Coup de bol pour lui : une bande de six jeunes adolescents (plus deux nanas pas farouches du coin) viennent d'arriver dans une petite maison perdue au beau milieu de la forêt de Crystal Lake. En prime, une petite famille avec une mère, sa fille et son jeune fils, Tommy Jarvis (Corey Feldman, le "bagoo" des Goonies)...

Bon, comme d'habitude, le scénario tient sur un post-it et le schéma est toujours le même : des adolescents pas malins, un Jason toujours aussi increvable, la forêt, des maisons isolées dans les bois aux abords du lac... Pourtant, ce Chapitre Final se hisse sans mal dans le peloton de tête des meilleurs Vendredi 13. Et c'est sans nul doute au réalisateur, Joseph Zito, que l'on doit cet "exploit". Déjà, le bonhomme a de l'expérience en matière de slashers puisqu'il a réalisé le très gore Rosemary's Killer (1981, a.k.a. The Prowler) juste avant. Ensuite, parce qu'il s'est déjà adjoint les services de Tom Savini sur Rosemary's Killer et que celui-ci rempile sur Vendredi 13 : Chapitre Final...

Le film reprend donc là où s'était arrêté le précédent (à la manière d'Halloween 2). En réalité, pas tout à fait puisque l'on a droit, en début de métrage (avant le générique et l'écran-titre) à un drôle de mix d'images des trois premiers films. C'est un peu monté n'importe comment et ça n'a pas vraiment de sens mais bon, ça ne dure que quelques minutes et on a droit à un petit best-of des meurtres du "gros". Bon, passons. Donc, Jason se réveille à la morgue et ouvre le bal avec un meurtre bien gore comme il faut : il tranche la gorge d'un infirmier avec une scie avant de faire faire un 180° à la tête du gars. Fumant. L'infirmière qui refusait les avances de l'infirmier se retrouve plaquée contre le mur pendant que Jason lui ouvre le bide (on ne voit pas les entrailles mais bon, c'est déjà ça!). Deux meurtres sympas qui laissent présager du meilleur pour la suite. Et, une fois n'est pas coûtume, la suite se révèle à la hauteur : Jason croise une pauvre auto-stoppeuse. Celle-ci entreprend de manger une banane. La malheureuse ! Jason lui perfore la gorge comme il sait si bien le faire (souvenez-vous, Kevin Bacon avait subit le même sort dans le premier Vendredi 13). Passés ces trois meurtres, le film s'installe tranquillement en nous présentant la famille Jarvis et la petite bande d'adolescents qui arrive pour squatter la maison voisine de celle des Jarvis. Bon, concernant les dialogues du film, vous ne serez pas surpris si je vous dit que l'essentiel des conversations (des ados bien sûr) tournent autour du sexe. Un sujet intéressant en soit mais bon, ça ne prête pas toujours à rire dans le film. En fait, ce qui fait bidonner, c'est Crispin Glover (George McFly des Retour vers le futur !) qui danse comme un débile sur du hard rock. Oui, ça c'est poilant!

Tous les acteurs font leur boulot, rien à dire de ce côté-là. Rien à signaler non plus du côté de la mise en scène. Sans être particulièrement inventive, elle est agréable et tranche nettement avec celle de Steve Miner sur les deux précédents volets. En effet, elle lorgne fortement du côté d'un Halloween plutôt que d'un Vendredi 13 (voir les scènes se déroulant en intérieur : la maison des Jarvis et celle du groupe de jeunes). Pourtant, tous les ingrédients d'un Vendredi 13 sont bien présents : meurtres sanglants (mais pas toujours très originaux), ados portés sur la "chose", la forêt de Crystal Lake... Mais Joseph Zito agrémente le film avec un bon gros zeste d'érotisme (soft quand même) ce qui n'est pas pour déplaire non plus, même si c'est souvent gratuit. Comme d'habitude, quelques incohérences sont au programme dont la plus flagrante concerne le sort de Mrs Jarvis (est-elle morte ou pas ? on pense que oui...). Rien de très grave cependant.

En conclusion, Vendredi 13 : Chapitre Final (pas si "final" que ça!) figure parmi les meilleurs Vendredi 13. Et même si la formule reste inchangée et s'il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent que les meurtres, on passe un moment plutôt agréable. On déplorera quand même que Jason ne soit pas suffisament mis en valeur (il faut attendre le dernier quart-d'heure du film pour qu'on apperçoive plus que ses mains). Enfin, signalons que le personnage de Tommy Jarvis reviendra dans les deux volets suivants : Vendredi 13 chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur (1985) et Jason le mort-vivant (1986).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 06 juillet 2005 08:39

vendredi 13

vendredi 13
VENDREDI 13 - CHAPITRE 3: MEURTRES EN 3-D
(Friday the 13th - part III : 3-D) 1982
Steve Miner
Scenario: Martin Kitrosser
Genre: slasher
Durée: 95 min.
Interprètes:
Dana Kimmell, Paul Kratka, Richard Brooker, Nick Savage, Rachel Howard, David Katims, Larry Zerner...


Critique

Malgré le dernier carnage occasionné par le tristement célèbre Jason Voorhees, le camp Crystal Lake attire toujours les foules. Une nouvelle équipe de moniteurs débarque non loin du site avec la ferme intention d'ouvrir une nouvelle colonie de vacances. Mais Jason n'est toujours pas décidé à laisser des étrangers s'installer tranquillement dans son patelin. Et le cauchemar recommence...

Ce qu'il y a de bien avec les Vendredi 13, c'est qu'ils sont très faciles à résumer et à chroniquer. Alors, pour ce troisième volet, le réalisateur Steve Miner est toujours à la barre et, cette fois-ci, parvient à livrer un slasher à peu près convenable. Certes, le scénario tient toujours en quelques pages et demeure inintéressant au possible. Mais, comme à l'accoutumé dans un Vendredi 13 (et dans bon nombre de slashers malheureusement), l'histoire, les situations, les personnages et les dialogues sont tout ce qu'il y a de plus conventionnel...

Seul fait réellement "marquant" dans ce troisième film : Jason va se transformer en véritable icône du cinéma d'horreur en piquant le masque de hockey d'un ado boutonneux qui passe son temps à faire le clown pour séduire une donzelle. Enfin, Jason ressemble à quelque chose (on se souviendra longtemps du coup du sac à patates et de la salopette de bûcheron dans le second). Devenu un vrai boogeyman comme son confrère Michael Myers, Jason va poursuivre sur sa lancée et nous gratifier de quelques scènes de meurtres bien corsées : le jeune qui marche sur les mains et qui reçoit un bon coup de machette dans les parties, un voyou qui se fait empaler à la fourche, une demoiselle qui se fait harponner la tête... Rien à dire, Jason pète la forme (surtout par rapport au précédent film) et le spectateur jubile. De ce côté-là, il coiffe au poteau Michael Myers, qui est plus soft dans ses meurtres.

Il est difficile de livrer une critique plus étoffée de ce film car, mis à part les scènes de meurtres, on s'ennuie pas mal. Le groupe de moniteurs est constitué de stéréotypes récurrents dans ce type de production : l'ado boutonneux, timide et fan de films d'horreur (le personnage le plus sympathique du film cependant), le couple de forniqueurs, l'héroïne de service qui mettra un terme aux agissements du "gros", les vandales en cuir... Les acteurs font leur boulot et méritent bien leurs cachets (remarquez, on leur demande pas grande chose). Tout comme le réalisateur qui se débrouille plutôt bien et utilise le décor à bon escient par moment (la grange par exemple). Les meurtres s'enchaînent à un rythme appréciable et les 90 minutes passent relativement vite.

En résumé, un slasher conventionnel mais comportant suffisamment de meurtres pour maintenir le spectateur éveillé. Et dans la (longue) série des Vendredi 13, ce Meurtres en 3-D figure sans doute parmi les meilleurs épisodes.

A noter que, comme son titre l'indique, Meurtres en 3-D a été tourné en 3-D (certains effets spéciaux en témoignent comme le coup de l'oeil exorbité qui se "rapproche" de l'écran, ou encore le coup du harpon). Enfin, l'année suivante, sortaient Les Dents de la Mer 3, Amityville 3-D et Parasite, trois films également tournés pour la 3-D. Une initiative purement commerciale donc...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 06 juillet 2005 08:35